Le constat sur le contexte Suisse est clair, net et sans appel comme le souligne Michaël Glauser, il existe un besoin urgent de rénovation énergétique, mais les banques restent trop timides lors du financement de travaux de rénovation, en particulier sur le taux d’avance proposé aux privés lors de cette opération Win-Win-Win (banque-client-environnement).

On le sait, le parc immobilier suisse est responsable d’environ 40-44 % de la consommation énergétique nationale et d’une part significative des émissions de CO₂. Plus de la moitié des bâtiments ont plus de 40 ans et nécessitent des rénovations énergétiques (isolation, chauffage renouvelable, panneaux solaires, etc.). La Suisse s’est fixé des objectifs ambitieux : neutralité carbone d’ici 2050, réduction d’au moins 82 % des émissions du secteur bâti d’ici 2040 (loi sur le climat et l’innovation). Le Programme Bâtiments (Confédération et cantons) offre déjà des subventions pour ces travaux, mais le financement privé reste essentiel car les rénovations coûtent cher et le rythme actuel (environ 1 % du parc par an) est très largement insuffisant. Et les choses ne vont pas s’améliorer avec la prochaine suppression des travaux déductibles pour les propriétaires.

Souvent, un client qui a été fidèle à sa banque pendant 30 ans se trouve péjoré par rapport à un nouveau partenariat bancaire lors d’une demande d’augmentation de crédit liée à une rénovation de son bâtiment. Non seulement il a déjà payé l’amortissement et les intérêts pendant 30 ans, mais la valeur marchande du bien en garantie a souvent doublé sur la même période. Quand bien même des efforts bancaires sont consentis sur les taux (programmes Eco-friendly ou green rates offerts mais bien souvent plus un argument marketing qu’un soutien absolu), le nerf de la guerre réside bien évidement sur le montant du crédit, souvent maigre ou malingre, alloué aux travaux. Ces augmentations consenties devraient être accueillies par les banques comme un partenariat fructueux et mieux tenir compte de leur avantage à avoir un risque de contrepartie très largement diminué si le bâtiment est au goût du jour. On sait pertinemment que très peu de banques sont équipées pour faire ce genre de travaux à l’interne si le dossier se retrouve aux affaires spéciales, et une décote importante sera acceptée en réalisation forcée. De plus, le client aura plus d’argent à disposition car moins de charges fixes avec les taux d’intérêt actuels.

Objet moins risqué, client moins risqué et bénéfice pour la collectivité, que demander de mieux résume Michaël Glauser. La Finma devrait de toute évidence rapidement intégrer cet objectif de finance durable dans l’assouplissement des critères imposés aux banques, au lieu de figer le marché intérieur sur des erreurs commises à l’étranger dans la finance internationale, et pour lesquelles le citoyen ne doit pas passer 2 fois en caisse.

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